François Sauvadet : « Je le dis aux Dijonnais : vous pouvez compter sur le département »

Le conseil départemental de la Côte-d’Or a voté son budget 2020 en fin d’année dernière. L’occasion d’évoquer avec son président, François Sauvadet, l’actualité de la collectivité mais pas que...

 

Dijon l’Hebdo : L'année 2019 s'est terminée dans un climat social particulièrement tendu. Selon vous, qu'est-ce que le gouvernement devrait faire pour apaiser la situation qui ne semble pas s’améliorer en ce début d’année ?

François Sauvadet : « Nous faisons face à une situation inquiétante, un climat social extrêmement tendu à l’image de celui que nous avions vécu l’an passé en début d’année avec les Gilets jaunes. Sur le fond, il y a une vraie maladresse du gouvernement dans l’annonce de réformes sans en préciser clairement les contenus. Maladresse aussi dans la gestion des négociations sur les retraites qui durent depuis des mois et des mois. Au point que cela inquiète aujourd’hui tout le monde alors que l’objectif initial était souhaitable avec cette volonté de mettre un terme aux régimes spéciaux et d’avoir un système unifié qui permet de régler les inégalités que l’on sait.

Visiblement, le gouvernement a souhaité jouer la carte du pourrissement alors qu’il y a des syndicats réformistes qu’il faut écouter et surtout entendre. J’y vois un problème de méthode, un problème de management de l’action publique. Nous avons affaire à un gouvernement technocratique qui fait mine d’ouvrir les portes alors qu’il les referme les unes derrière les autres.

Pour sortir de cette situation, il faut réaffirmer le but de la réforme qui vise à mettre un terme à ces régimes spéciaux au profit d’un système à points. C’est un objectif qui peut rassembler nos concitoyens. La deuxième étape, c’est l’équilibre financier. Et on peut très bien, comme le souhaite la CFDT, dissocier les deux questions. A vouloir chaque fois montrer les muscles, ce gouvernement projette le pays dans la rue et suscite beaucoup d’inquiétudes ».

 

DLH : Les muscles justement, Emmanuel Macron a voulu les montrer en s’affirmant inflexible lors de ses vœux aux Français : pas question de retirer son projet de réforme de la retraite. Pour autant, est-ce bien raisonnable de multiplier les dérogations au futur régime universel pour mieux faire passer la pilule ?

F. S : « C’est là qu’on voit bien les limites de la méthode qui a été imposée. D’un côté, Emmanuel Macron se veut inflexible, de l’autre, il lâche du lest pour apaiser les catégories socio-professionnelles. Cela donne l’impression d’une négociation par appartement qui pourrait bien mettre en péril la maison « universalité des retraites ».

Personnellement, je vois dans cette réforme une volonté de justice. Une volonté de garantir à chacun une retraite minimale, digne ».

 

DLH : La récente inauguration du nouvel Espace Solidarités Côte-d'Or, rue Devosge, à Dijon, est-elle la traduction que, malgré le transfert des compétences à la Métropole prévu par loi, vous comptez ne pas lâcher plus à François Rebsamen dans le domaine du social ?

F. S : « Cela n’a rien à voir avec François Rebsamen et les transferts de compétences même si nous avons vécu une situation invraisemblable avec une Métropole qui a sollicité l’ensemble des compétences notamment dans le domaine social. L’ouverture de cet espace, au coeur de la ville, proche du tram, traduit tout simplement la volonté de fournir les services du Département qui reste chef de file de toute l’action sociale, aussi bien pour les personnes âgées que pour le monde du handicap, la protection de l’enfance, le RSA, l’insertion. C’est aussi la volonté d’être présent sur toute la Métropole. Il n’y a pas deux types de Côte-d’Oriens, ceux de la Métropole et les autres. Que l’on vive à la campagne ou dans les villes, le Département entend assurer une présence de proximité y compris dans les quartiers. Et je le dis aux Dijonnais : vous pouvez compter sur le département de la Côte-d’Or. ».

 

DLH : Vous l'avez répété lors de vos vœux, le Département sera toujours garant des solidarités humaines et territoriales en Côte-d'Or. Dans toute la Côte-d'Or. Pour tous les Côte-d'Oriens. Comment expliquez-vous l'absence de partenariat avec la ville de Dijon alors que vous avez déjà contractualisé des accords avec toutes les principales communes de la Métropole dijonnaise ?

F. S : « Je ne suis pas dans une forme de rivalité avec François Rebsamen. Ma porte est ouverte et le restera. Nous continuerons à soutenir les projets de Dijon comme nous le faisons avec d’autres communes de la Métropole sur les bases d’un véritable partenariat. Maintenant, je vous concède avoir une divergence de vue avec François Rebsamen sur l’avenir de la Côte-d’Or. Je dis et je redis que nous avons la chance d’avoir une Métropole avec son université, son CHU, son pôle santé, ses grandes entreprises, ses centres de recherche. Mais nous n’avons pas vocation à tout concentrer sur la Métropole. C’est là que repose notre divergence de vue. Tout ce qui n’a pas vocation à être concentré sur la Métropole doit être organisé sur les territoires. A titre d’exemple, il y avait un projet de création de légumerie dans la métropole. Je souhaite que cette légumerie s’installe plutôt à Villers-les-Pots là où il y avait une activité économique autour de l’oignon. Il y a des bâtiments. Ce n’est pas la peine d’en construire de nouveaux ».

Et puis il n’y a pas deux Côte-d’Or. Il y a une seule et même Côte-d’Or, indivisible, et j’entends être le garant d’un équilibre territorial nouveau, du mieux vivre ensemble, dans un climat apaisé et serein, sans rivalité et compétition, loin des mauvais procès que l’on nous intente. Nos concitoyens n’attendent pas qu’on se chamaille. Ils attendent de nous qu’on assume les responsabilités pour lesquelles nous avons été élus. Notamment face aux nombreux défis qui sont devant nous comme la précarité, le changement climatique, la qualité de vie. Chacun a bien compris aujourd’hui qu’entre les grandes régions et les métropoles, il y a un espace de projets, d’ambitions, de vie qui s’appelle les départements. Et j’entends faire de la Côte-d’Or une véritable marque ».

 

DLH : Quels sont selon vous les ingrédients qui peuvent assurer le succès de cette marque « Côte-d’Or »

F. S : « Je serais tenté de dire que le nom Côte-d’Or se suffit à lui-même. C’est un nom formidable, très évocateur, à la réputation mondiale. Cette marque, c’est une bonne nouvelle, c’est une chance pour toute la Côte-d’Or et j’invite Dijon à s’en saisir. Il y aura une baguette de pain « Côte-d’Or » que l’on a testée avec succès à la Foire gastronomique de Dijon. Elle aura pour caractéristique d’être produite avec des blés et des farines de Côte-d’Or.

Il y aura aussi des marchés qui seront labellisés « 100 % Côte-d’Or » dont on aura l’assurance en les fréquentant qu’ils proposent des produits élaborés en Côte-d’Or dans des conditions respectueuses de la charte que nous rédigeons avec les responsables professionnels. Cette marque « Côte-d’Or » doit profiter à l’ensemble des acteurs économiques mais aussi aux consommateurs qui seront en situation de savoir où sont produits leurs aliments. En achetant « 100 % Côte-d’Or », on participera aussi à l’activité économique, à l’emploi, au soutien des filières.

Il y a une double aspiration que l’on sent bien : la protection de l’environnement et la traçabilité qui devient ainsi un outil de valorisation des circuits locaux, de nos productions agricoles qui en ont bien besoin. La production doit être valorisée sur les territoires et, ensuite, organisée dans sa distribution pour toucher tous les lieux de vie. C’est le but du projet alimentaire territorial qui privilégie chaque territoire. Un projet qui n’est pas contradictoire avec TIGA qui est un élément important de recherche alimentaire ».

 

DLH : Cette marque « Côte-d’Or », elle est déposée ?

F. S : « Nous avons effectué tous les dépôts : « 100 % Côte-d’Or » et « Savoir faire 100 % Côte-d’Or ».

 

DLH : L'Agence Technique Départementale que vous présentez comme le nouvel outil du Département pour accompagner les communes et les intercommunalités dans la conduite de leurs projets ne risque-t-elle pas de s'inscrire en doublon, voire en concurrence, avec les différentes structures déjà en place ?

F. S : « Les commune, elles sont au coeur du pacte républicain. C’est le visage de la Côte-d’Or qui est derrière. On les a beaucoup aidés. On m’a reproché, au passage, de faire du saupoudrage. Ces communes n’ont pas toujours beaucoup de moyens d’où cette volonté de les accompagner, de les aider du mieux possible dans l’élaboration de leurs projets, dans le concret de leurs dossiers. On s’est rendu compte très vite que ces petites communes ne trouvaient pas forcément de réponses privées dans leur demande de suivi de petits travaux et de petits chantiers. D’où la création de cette agence technique qui n’a pas vocation à être concurrentielle à l’égard des entreprises. Les tarifs sont évidemment très accessibles et, à ce jour, 300 communes ont déjà adhéré, sans compter celles qui ont adhéré par le biais de leurs communautés de communes. Cela participe à cette volonté de n’abandonner aucun territoire et d’accompagner la vie dans ces territoires ».

 

DLH : La préservation de l'environnement est très présente dans vos préoccupations. Comment le Département peut-il faire face efficacement à cette question essentielle ?

F. S : « Je souhaite faire de la décennie qui débute une période active pour la préservation de notre environnement, pour la biodiversité, mais aussi pour l’eau qui va être un enjeu majeur pour les prochaines décennies.

Nous avons une compétence dans ce domaine puisque nous sommes chargés des espaces naturels sensibles. Nous avons aussi la chance d’avoir un nouveau parc national Bourgogne-Champagne des feuillus, unique en France et en Europe, dont nous voulons faire un laboratoire pour faire concilier écologie et économie. C’est à dire une économie nouvelle qui s’inscrit dans la préoccupation écologique. Je ne suis pas partisan, vous le savez, comme certains ultras d’une thèse de la décroissance mais au contraire d’imaginer une nouvelle croissance qui soit respectueuse qui s’inscrive dans notre environnement, et qui préserve notre planète.

Toutes nos politiques font l’objet d’un examen sur l’empreinte carbone, sur les conséquences éventuelles sur l’environnement. Nous avons accompagné les communautés de communes sur le tri sélectif mais aussi sur le sujet de l’eau sur lequel nous avons décidé de nous impliquer fortement. On a cette caractéristique en Côte-d’Or d’avoir trois bassins qui irriguent mer et océans. Ce que Vincenot appelait le toit du monde occidental avec Seine-Normandie, Rhône-Méditerranée et Corse, et Loire-Bretagne.

Nous avons été le premier département français à lancer une stratégie d’adaptation au changement climatique. Première action : la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La seconde a été d’ajuster nos propres comportements comme cette initiative « zéro gaspi dans les familles ».

La Côte d’Or doit devenir le laboratoire des modes de vie de demain. Préparer le futur pour mieux se l’approprier.

Et puis, observons toutes ces villes modernes qui sont en train de rendre des espaces publics à des espaces verts. La densification urbaine est un drame absolu. On s’en rendra compte dans les années qui viennent. Cela ne correspond plus aux aspirations de nos compatriotes. Je l’ai constaté en interrogeant les 24 000 collégiens des villes comme de la campagne : ils ont conscience des enjeux du développement durable mais en même temps ils sont très racinaires. Ils aimeraient se voir un avenir là où ils vivent ».

 

DLH : François Rebsamen pense, lui, que la densification évite la consommation de terres agricoles…

F. S : « C’est une vraie question qui ne doit pas être prise sous cet angle là. La vraie question est la suivante : va-t-on continuer de construire et densifier à Dijon quand, dans le même temps, Is-sur-Tille ne peut plus proposer la moindre offre de logement au motif qu’il n’y a pas suffisamment de ressources en eau ? On est là dans un faux débat. Il s’agit de savoir comment cette ville moyenne qu’est Dijon s’inscrit dans son environnement dans le but d’un développement harmonieux. C’est ça la question de fond. Je suis convaincu qu’il y a un nouveau modèle français à créer dans le département de la Côte-d’Or. Ma feuille de route, elle est là. Je veux que ce département vive sur 100 % de son territoire. J’ai bien conscience que ce projet est contraire à tous les modèles affichés par les technocrates qui se succèdent au pouvoir ».

 

DLH : Est-ce que le département va permettre à ses automobilistes de rouler à nouveau à 90 km/h sur les routes départementales comme vient de le faire la Haute-Marne ?

F. S : « La préoccupation de sécurité routière est essentielle. Il m’arrive même de prendre régulièrement des arrêtés pour limiter la vitesse notamment quand il y a des travaux. Mais la limitation à 80 km/h était une mesure inappropriée et incompréhensible sur des axes prévus pour rouler à 90 km/h. Nous gérons les 5 800 km du réseau de routes départementales donc nous le connaissons mieux que quiconque. C’est un réseau de qualité. J’ai pris une décision. Je prends mes responsabilités : nous repasserons tous les itinéraires structurants à 90 km/h ce qui correspond à un peu plus d’un millier de kilomètres dans le département. J’ai déjà transmis en ce début d’année un dossier au préfet avec 550 km concernés par le passage à 90 km/h. Je lui ai demandé de tenir très rapidement, comme le prévoit la loi, une réunion pour recueillir l’avis de la commission départementale de sécurité routière et dès que cet avis sera rendu, immédiatement, nous prendrons les mesures pour que ces itinéraires repassent à 90 km/h.

D’autre part, je vais lancer un observatoire interne dont l’objectif sera de rendre public les chiffres réels des accidents mortels sur les routes départementales. Il y a beaucoup de confusion autour des chiffres. Quand on parle des tués de la route, on compte également les cyclistes, les piétons… Je veux donc distinguer les accidents et montrer que la quasi totalité des accidents mortels dans le département sont liés à des vitesses très excessives, bien au-delà des 90 km/h, à des consommations d’alcool, de stupéfiants, des comportements très imprudents, parfois même des malaises ».

 

DLH : Le Département de la Côte-d'Or s'est engagé dans la promotion des JO de Paris 2024. Il a obtenu la labellisation "Terre de Jeux 2024". Concrètement, qu'est-ce que cela peut apporter au département ?

F. S : « Nous avons tous en partage les valeurs de l’olympisme : l’engagement, le dépassement de soi, le respect… Il ne faut pas qu’on soit simplement spectateurs de ces Jeux olympiques qui présentent une formidable opportunité pour la Côte-d’Or. Nous y avons de grands champions, de belles équipes. Nous y avons organisé des championnats du monde. Nous disposons aussi de cette capacité, dans les domaines où nous avons déjà une expertise, de devenir centre de préparation, terre d’entraînement et pourquoi pas terre de compétition. J’aimerais que ce soit l’occasion de mettre à l’honneur nos jeunes talents mais aussi tous ceux qui consacrent une partie de leur vie à permettre à nos jeunes de faire du sport. Nos associations, nos clubs, nos bénévoles… On lancera bientôt « l’équipe Côte-d’Or » composée des dix grands sportifs identifiés comme pouvant participer aux JO. Nous les accompagnerons. Et nous avons un parrain dont nous sommes très fiers en la personne du nageur Amaury Levaux qui s’est engagé dans un club dijonnais. C’est un beau symbole qui sait ce qu’il doit à ceux qui l’ont accompagné. Car pour aller vers le meilleur, on a besoin des compétences, du dévouement, de la solidarité de chacun. C’est pour cela qu’on s’engage à fond dans "Terre de Jeux 2024" ».

 

DLH : Le budget primitif 2020 a été voté le 16 décembre dernier. En quoi ce budget est-il audacieux comme vous le dites ?

F. S : « Je pourrais passer mon temps comme le font certains à dire « on a moins d’argent, on a moins de dotations de l’État, nos budgets sont plafonnés... » mais je préfère faire des choix, répondant ainsi à ce qu’attendent nos compatriotes. Parmi ces choix : des impôts qui n’augmentent pas. Les faits sont là : depuis 7 ans, nous n’avons pas augmenté les impôts en Côte-d’Or. Pourquoi ? Parce que tout simplement, nous voulons veiller au pouvoir d’achat. Pour cela il a fallu faire des efforts importants de gestion interne sans pour autant remettre en cause la présence territoriale. C’est commode de fermer des services, de faire ainsi des économies mais on voit où cela conduit… On est présent partout et on le restera. On assumera notre mission en proximité en faisant de la prévention du risque social, c’est à dire en intervenant le plus tôt possible. En même temps, nous nous préparons pour les missions du futur et il n’est pas question de se dérober par rapport aux investissements nécessaires. Le très haut débit, c’est la porte d’entrée dans le XXIe siècle. Dans ce département qui est le 5e plus grand de France, d’ici un an et demi – deux ans, tout le monde aura la fibre très haut débit à la maison. Les champs du possible seront complètement bouleversés. C’est un investissement de 136 millions d’euros ! C’est un investissement de même ampleur que lorsqu’on a amené l’électricité ! »

 

DLH : « Quand on investit 500 000 € dans le Très Haut Débit à Villers-en-Morvan, 46 habitants, on investit dans l’avenir de toute la Côte-d’Or » dites-vous. Mais c’est quand même près de 11 000 € investis par habitant…

F. S : « Le numérique, la digitalisation, l’intelligence artificielle… impactent nos comportements. On le mesure déjà sur l’e-commerce, la domotique… La présence sur les lieux de travail va être considérablement bouleversée. C’est la raison pour laquelle on déploie le très haut débit partout. Un jeune couple issu de Paris, avec deux enfants, vient de s’installer à Villers-en-Morvan. C’est un signe. Peut être la fin du processus de métropolisation…

Au delà du déploiement, nous avons mené une enquête dans le département auprès des habitants. Nous avons constaté que 40 % des personnes, à la ville comme à la campagne, ne maîtrisent pas l’outil numérique. Notre prochain défi, c’est d’apporter cette connaissance à tous. C’est une question que j’ai eue l’occasion d’évoquer avec Jacques Toubon, le Défenseur des Droits, lors d’une visite à Montbard ».

 

DLH : Ce budget, c'est le dernier de votre mandature. Les élections départementales auront en effet lieu en mars 2021. Serez-vous candidat à votre succession ?

F. S : D’abord ce budget, c’est un budget de 100 millions d’euros d’investissement. 100 millions pour répondre aux attentes des Côte-d’Oriens, pour que chacun se voit un avenir là ou il vit.

Concernant les élections, je ne serai pas candidat aux prochaines régionales. Je n’ai pas, non plus, l’intention de briguer un mandat national. Ma passion, c’est la Côte d’Or et ses habitants. Quant à ma candidature pour un prochain mandat au conseil départemental, on en reparlera. Le temps des élections n’est pas venu. Le temps est aux municipales. Et mon vœu, c’est qu’on s’éloigne à toutes enjambées de la démagogie ».

 

DLH : Quelle sera votre position par rapport aux élections sénatoriales qui se tiendront en septembre 2020. Soutiendrez-vous les deux candidats sortants que sont l'UDI Anne-Catherine Loisier et le LR Alain Houpert ?

F. S : « Ma réponse est oui » ;

 

DLH : D'ici là, il y aura les élections municipales. A Dijon, la présence du conseiller municipal d'opposition, l'UDI Frank Ayache, aux côtés d'un candidat issu du parti socialiste qui se prétend désormais apolitique et que soutient La République en Marche, ne risque-t-elle pas d'altérer vos relations avec les Républicains qui soutiennent la candidature d'Emmanuel Bichot ?

F. S : « il faut poser la question aux partis politiques. Je n’ai pas l’intention de rentrer dans ces débats. Je ne suis pas candidat à Dijon où j’aurais souhaité une liste de large rassemblement. Je regrette profondément que cela ne se soit pas fait. J’invite chacun à beaucoup d’esprit de responsabilité dans cette campagne. Le candidat que je vais soutenir, c’est le maire de Vitteaux.

Je suis le président du Département. Je veux rassembler tous ceux qui se reconnaissent dans le projet que je conduis. Mon seul parti, c’est la Côte-d’Or ».

Propos recueillis par Jean-Louis Pierre