Floriane Burgy, dans notre peloton de cœur

Avec 12 autres de ses consœurs, Floriane Burgy a parcouru en juillet les mêmes étapes que les hommes afin que le Tour de France puisse à nouveau se conjuguer au féminin. Cette course non officielle n’en est pas pour autant moins dure, sachant qu’elles ne disposent pas des mêmes infrastructures sportives. Chapeau !

Lorsque Les Inrockuptibles s’interrogent sur l’absence d’un Tour de France féminin, prenant, au demeurant, fait et cause pour une version féminine de la Grande Boucle, le magazine choisit d’interroger Floriane Burgy. C’est dire si son engagement pour que les Forçats de la Route se conjuguent à nouveau au féminin (une expérience avait été tentée de 1984 à 1989) est reconnu sur la scène nationale… voire bien au-delà. Il faut dire que pour obtenir gain de cause, afin que les téléspectateurs (et téléspectatrices) puissent autant s’enthousiasmer devant Alaphilippe, Bernal ou encore Pinot (enfin avant que celui-ci n’abandonne une fois de plus) que devant leurs consœurs, le 5 juillet dernier, à J-1 de la première étape du Tour de France, elle est à nouveau remontée sur le vélo. 
Avec 12 autres femmes, elle s’est élancée sur les routes de l’Hexagone pour 3500 km et les mêmes étapes que les grands noms cités plus haut. Un véritable exploit quand l’on sait évidemment que ces (grandes) sportives ne disposent des mêmes infrastructures que les équipes masculines. C’est ainsi – en montrant l’exemple – que Floriane Burgy, interne en médecine, spécialisée dans la médecine du sport et la rééducation, entend remporter la victoire pour l’organisation d’un Tour de France féminin. Et ce, au moment où le sport féminin, cyclisme inclus, a le vent en poupe. Il suffit de voir les audiences de la dernière Coupe du monde de football et l’engouement autour d’Eugènie Le Sommer, Amandine Henry ou encore Wendy Renard. Enfin nous aurions pu aussi parler d’Elise Bussaglia, qui évolue au DFCO. Mais ceci est un autre sport… revenons à celui qui nous intéresse au premier chef aujourd’hui et à celle que nous plaçons dans notre peloton… de cœur. Enfin dans notre équipe des Ballons d’Or 2019 au poste de gardien de but. Le dernier défenseur (du Tour de France) selon la formule (footbalistique) consacrée. Enfin, nous devrions écrire la dernière défenseure !

Camille Gablo