Lutte contre le cancer : De Dijon à Chicago

« Des confirmations et des espoirs », tel a été le diagnostic de l’équipe du Centre Georges-François-Leclerc qui a participé, en force, au dernier rendez-vous international majeur de Chicago, où s’échangent les avancées en matière de lutte contre le cancer.

S’il est un rendez-vous incontournable dans la lutte contre le cancer, c’est bien le congrès de l’American Society of clinical oncologie de Chicago. Les initiés le connaissent sous son célèbre acronyme ASCO. Il faut dire que ce congrès réunit chaque année des dizaines de milliers d’oncologues du monde entier afin de lutter contre ce fléau, qui, rappelons-le, est responsable de 9 millions de décès par an à l’échelle planétaire. Cet événement international majeur permet de faire un état des lieux de la recherche par le biais de la présentation de résultats d’essais cliniques qui sont sélectionnés en amont. 
Lors du récent congrès de l’ASCO, du 31 mai au 4 juin dernier, la France était le premier pays européen contributeur en terme de communications scientifiques (environ 10% de l’ensemble des communications). Et le Centre Georges-François-Leclerc a été particulièrement présent avec pas moins de 5 présentations, ce qui démontre, si besoin était encore, la pertinence de l’établissement dijonnais dans le domaine. Rappelons qu’il est le 4e meilleur hôpital français, tous types d’établissements confondus, pour la prise en charge des cancers du sein. Et ce, tout de même, après Paris, Marseille et Toulouse… Avec 825 salariés, dont 128 médecins et 85 personnes dédiées à la recherche (un nombre qui a doublé ces 10 dernières années), il est également le 3e centre français pour le nombre de patients bénéficiant d’une étude biomédicale avec un taux de 26% de malades inclus dans un essai thérapeutique (autrement dit un patient sur quatre !). Il fut le 1er centre français à proposer un TEP-TDM numérique (cela permet d’obtenir des images plus précises tout en garantissant davantage de sécurité ainsi qu’un meilleur confort au patient) et il sera le 2e de l’Hexagone à être équipé d’un accélérateur de particules couplé à une IRM.

L’immunothérapie

Dix membres du CGFL ont fait le déplacement à Chicago aux côtés du chirurgien et directeur général Jean-Charles Coutant : Hélène Costaz, chirurgienne, Dr Isabelle Desmoulins, responsable du Centre de recherche clinique, Pr François Ghiringhelli, directeur de l’équipe Inserm, Dr Nicolas Isambert, responsable des phases précoces, Dr Alice Hervieux, co-responsable des phases précoces, Dr Etienne Martin, oncologue radiothérapeute et curiethérapeute, Dr Courèche Kaderbhai et Dr Silvia Ilie, oncologues médicaux, Romain Boidot, biologiste moléculaire et responsable des activités génétiques ainsi que Jessica Gobbo, chef de projet précoce.

Une délégation importante qui a pu apporter sa pierre à l’édifice de ce 55e rendez-vous de l’ASCO, qui, selon le Pr Charles Coutant, ne « restera pas comme un grand cru » : « Nous n’avons pas assisté à de grandes révolutions ni de grandes annonces. Nous avons eu droit surtout à des confirmations et des espoirs. Ce fut le cas, par exemple, sur l’immunothérapie qui, associée à la radiothérapie ou à la chimiothérapie, permet de grands progrès ». 
Le CGFL sera, au demeurant, doté d’une nouvelle Unité en immunothérapie et phase précoce, comme l’a dévoilé le Pr Charles Coutant, lors de cette conférence de presse de retour des Etats Unis, non sans annoncer également « le renouvellement de la DRCI (délégation à la recherche clinique et à l’innovation) » pour l’établissement de la capitale régionale. Que ce soit à Chicago ou à Dijon, le CGFL continue d’être à la pointe de la lutte contre le cancer.

Camille Gablo