Où étiez vous mes chéries hier soir ? Et avant hier ? La semaine dernière ? Un gros blanc dans votre emploi du temps nocturne ?
Vous étiez parties glorieuses, un apéro, quelques coupes plus tard, un peu de blanc et un bon rouge avec le fromage et « on va pas finir comme ça »… Un petit tour chez Chose ou Machin à la Rep, c’est des copains, et plusieurs mojitos plus tard…
Ce matin, vous avez le teint jaune, la gueule du désespoir et vous n’arrivez pas à vous souvenir du monsieur qui a fait claquer la porte de votre appartement. Un copain charitable qui vous a mise au lit ou un « inconnu »…
Mais non, vous n’avez pas un problème avec l’alcool ! On a tous un jour ou l’autre bu un peu trop, et puis c’est pas comme Machine ou Truc, alors là, oui c’est une addiction, un ivrogne digne « d’un singe en hiver ».
Vous tenez l’alcool vous ! C’est pas Zola et son Assommoir. L’alcool crée un lien social, on fait partie d’une bande, et on est subitement plus intelligent, plus subtil, on fait rire par ses bons mots on « s’arsouille » gaiement avec les copines le vendredi soir.
C’est vrai que lorsque l’on ne boit pas on est vite taxé(e) d’ennuyeux mais quelques années plus tard on n’est plus invité(e) nulle part.
On a réussi a repousser pas mal de barrières les filles et on a réussi à picoler autant que les mecs.
Avec l’alcool on fait comme les hommes, on s’affirme.
Qui n’a pas rêvé d’une troisième mi temps de rugby ? Rions.
Vous pensez qu’hier soir c’était marrant et qu’on n’était pas chez Brel avec « Non, Jef, t’es pas tout seul » et pourtant…
Au début, on a une part de gaieté et après on ne maîtrise plus rien, et surtout pas ce qui se passe lorsque l’on croit qu’il ne s’est rien passé.
Les filles qui boivent entrent dans la spirale infernale qui arrive parfois jusqu’au manque, ou il faut absolument un verre pour entrer dans le jeux de la relation, de la gaieté jusqu’au bout de la nuit, le moment ou l’on se sent brillante, amusante, pleine d’esprit.
Il faut aimer la fête mais ne pas se souvenir que l’on a fait la fête, alors là… ça craint.
« Et c’est pour ça que je t’aime Malvina… ».





