Une poignée de main qui vaut de l’or

 

Marie-Guite Dufay et François Rebsamen ont présenté le nouveau contrat de Métropole qui liera Dijon Métropole et la région Bourgogne Franche-Comté pour les trois prochaines années.

 

Après avoir visité l’Université de Bourgogne et l’Ecole supérieure d’ingénieurs de recherche en matériaux et en infotronique (ESIREM), c’est à SciencesPo Dijon que la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, et le président de Dijon Métropole, François Rebsamen, ont choisi de présenter les grandes lignes du contrat de métropole. Ce dernier étant soumis au vote des deux assemblées respectives vendredi 30 mars, n’ont été présentés que les principaux projets financés dans le cadre de ce contrat, ainsi que les chiffres clés de ce dernier.

 

200 millions d’euros pour développer le territoire

« Les métropoles ont été voulues par l’État pour contribuer, aux côtés des régions, au développement, à la croissance et au redressement de la France », a rappelé François Rebsamen qui a tenu à remercier Marie-Guite Dufay. « Ensemble, nous continuerons à faire la démonstration du bien-fondé de ce travail commun, entre la Région et la Métropole », a complété le président de la Métropole dijonnaise. Aussi ce contrat d’une valeur de 200 millions d’euros, Dijon Métropole apportant sur l’ensemble des projets soutenus 150 millions d’euros de financement et la Région Bourgogne Franche-Comté y contribuant à hauteur de 50 millions d’euros, permettra l’accompagnement de 38 projets.

Ces projets ont été retenus par la région parmi les 70 propositions du projet métropolitain structuré autour de cinq orientations comme celle de renforcer les identités urbaines pour dynamiser l’attractivité de la capitale régionale, mais aussi lui permettre d’assumer son rôle de chef de fil en matière de développement économique en étant moteur des alliances territoriales. Entre autres actions de ce contrat, celles d’imaginer la ville de demain par l’innovation et de renouveler le système de gouvernance pour fédérer.

En application des lois Alur, Maptam et NOTRe, le couple Métropole – Région doit aujourd’hui se partager le développement équilibré de ses territoires. « L’idée de ce contrat est de favoriser une dynamique de solidarité entre les territoires, puisque c’est en coopérant qu’on peut avancer », a confié Marie-Guite Dufay. « Ce contrat s’inscrit dans un ensemble de contrats. Le contrat de métropole, mais aussi le contrat de développement métropolitain concernant Besançon, Belfort et Le Creusot, ainsi que 35 autres contrats dits territoriaux », a expliqué la présidente de la Région.

 

Antonin Tabard