Jean-Louis Borg du tac au tac

C’est le manager général de la JDA. Celui qui a été désigné meilleur entraîneur français de basket en 2014, a quitté le banc pour prendre la direction sportive de la « Jeanne » que préside Thierry Degorce. Jean-Louis Borg, c’est un sacré tempérament. C’est lui qui le dit.

Trois mots pour vous définir ?
Perfectionniste, fidèle et tempérament.

Les meilleurs moments de votre vie ?
1995 : mon mariage.
1996 : la naissance de ma fille Estelle.

Le rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?
Vivre les Jeux olympiques en direct. Avec l’encadrement de l’équipe de France de basket ou même en simple spectateur. Je le ferai un jour. C’est sûr.

Dans quel siècle auriez-vous aimé vivre ?
Au XVIe siècle.

Si vous aviez été un personnage historique ?
Martin Luther King.

Le poster que vous aviez dans votre chambre d’adolescent ?
Le poster d’Alain Gilles, joueur de l’ASVEL, qui a été pour moi un des basketteurs français de tous les temps.

Ce que vous avez réussi de mieux dans votre vie ?
Etre un bon père. Je l’espère…

Ce que vous avez fait de moins raisonnable dans votre vie ?
Gamin, j’avais un gros potentiel et je n’ai pas fait tout ce qu’il fallait pour faire une belle carrière de joueur dans le basket. Quand on perd sa maman à 16 ans, ce n’est pas facile…

Si vous aviez du faire un autre métier ?
Journaliste sportif.

Qu’est-ce que vous n’aimez pas que l’on dise de vous ?
Je n’aime pas que l’on rapproche mon activité de coach à ma manière d’être dans la vie de tous les jours. Les gens qui me connaissent à l’extérieur du basket disent que je ne suis pas le même.

Que détestez-vous par-dessus tout ?
L’hypocrisie.

Dernière colère ?
Il y en a tous les jours.

Votre gros mot favori ?
Enfoiré !

Le meilleur moyen de se fâcher avec vous ?
Dans le cadre de mon travail, ne pas faire ce que je demande et prétendre le contraire. Je ne supporte pas. C’est tellement plus simple de dire : « Jean-Louis, je n’ai pas eu le temps… J’ai eu un problème… ».
Dans ma vie privée, la moindre parole, le moindre geste désobligeant à l’égard de ma fille.

Votre basketteur préféré d’hier et d’aujourd’hui ?
Hier, Michael Jordan. Aujourd’hui, Tony Parker. J’ai une relation particulière avec lui.

Votre joueur de tennis préféré d’hier et d’aujourd’hui ?
Björn Borg, obligatoirement. Aujourd’hui, même si j’aime beaucoup Nadal, je dirais Federer par rapport à sa régularité, son organisation et sa stratégie sur le court.

A l’époque, ce n’était pas facile de s’appeler Borg ?
Les blagues à deux balles, je les ai entendues pendant toute ma scolarité primaire et secondaire.

Votre meilleur souvenir d’entraîneur ?
Les trois montées de Pro B en Pro A avec les trois seuls clubs que j’ai entraînés : Hyères-Toulon, Vichy et la JDA.

Votre meilleur souvenir à la JDA ?
La demi-finale en play-off du championnat de France contre Limoges au terme de la saison 2013-2014.

La retraite, vous la voyez comment ?
Elle sera chez moi, dans le Sud, entre Toulon et Hyères, entrecoupée, durant l’hiver, de séjours dans des contrées exotiques à La Réunion ou dans les Antilles.

Le meilleur moment dans une journée ?
Une soirée tranquille à la maison devant un bon film ou une bonne série. Je deviens un peu casanier.

Un objet dont vous ne pouvez pas vous passer ?
Une machine à café.

Votre plat préféré ?
Des pâtes à la carbonara, des lasagnes. Des choses simples me vont bien.

Plutôt rouge ou blanc ?
Rouge. Je n’aime pas le blanc. J’apprécie particulièrement le santenay. C’est un vin plutôt léger mais bien construit.

L’endroit que vous aimez le plus à Dijon ?
La place Darcy. Je la trouve aérée. Avec le tram au milieu, ça bouge un peu dans tous les sens.

Vos bonnes adresses à Dijon ?
Je vais souvent chez Eddy, à La Place ou chez Bruno, le bar à vin. Et pour finir la soirée, la Jam.

Propos recueillis par Jean-Louis PIERRE