C’est une association discrète qui fait peu parler d’elle mais dont l’efficacité n’est plus à démontrer. Son but : prendre en charge les centaines de chats errants qui vivent sur l’agglomération dijonnaise. L’association du chat libre dijonnais n’est pas récente. Sa création remonte à une trentaine d’années à une époque où l’on prenait aussi beaucoup d’égards pour les pigeons.
Aujourd’hui, cette association est présidée par une femme particulièrement dévouée : Stéphanie Chevalier qui voue une passion sans limites à la gente féline. C’est à l’âge de 4 ans que son premier chat lui a été offert. Aujourd’hui, cette mère de famille qui vit près de Dijon, a ménagé son appartement pour héberger provisoirement des chats de rue. « C’est un peu un hôpital » dit-elle en souriant. « L’objectif est d’abord de les soigner. Les maux les plus fréquents sont l’anorexie ou plus simplement des conjonctivites. Puis de les sociabiliser pour les envoyer ensuite vers des familles d’accueil, membres de l’association, qui vont les héberger temporairement avant de trouver un adoptant. »
Mais auparavant, il faudra passer par l’étape vétérinaire qui va assurer la stérilisation. Il faut compter 200 à 230 € pour une femelle et 90 à 130 € pour un mâle. Une intervention essentielle quand on sait qu’une chatte a trois à quatre portées par an et que chaque portée a trois à six petits en moyenne.
Il y aurait plus de 2 000 chats qui « vagabonderaient » sur l’agglomération. Et quand on dit chat abandonné, on pense évidemment à ces chattons que l’on retrouve dans des cartons déposés dans des jardins de particuliers, devant la porte de maisons de retraite… L’objectif de l’association est de piéger les « sauvageons » pour les stériliser et leur apposer un tatouage sur l’oreille.
Stéphanie Chevalier déplore que ces chats de la rue soient montrés du doigt, considérés comme une race à part et souvent maltraités. C’est la troisième année consécutive qu’elle tire le signal d’alarme auprès des pouvoirs publics car il n’y a pas de loi qui impose la stérilisation pour ces animaux. Aussi demande-t-elle régulièrement aux maires d’informer leurs administrés.
Stéphanie Chevalier et les adhérents de l’association du chat libre dijonnais effectuent un travail formidable qui mériterait un coup de pouce.
Jeanne VERNAY
Pourquoi adopter plutôt qu’acheter un chat
Vous avez décidé d’accueillir un chat ? Les refuges et les associations de protection animale accueillent de nombreux chats à la recherche d’un nouveau foyer. Adopter dans ces structures permet :
De freiner la surpopulation féline et de sauver des chats :
les refuges et associations sont surchargés du fait du nombre considérable de chats retrouvés errants ou déposés chez les vétérinaires ou en fourrière. L’adoption permet de sauver la vie du chat que vous adoptez, mais aussi de libérer une place qui permettra d’accueillir un autre chat en danger. La stérilisation des chats par les structures de protection animale permet également de lutter contre la surpopulation féline.
De donner une seconde chance à un chat :
les refuges et associations accueillent de nombreux chats en bonne santé et au caractère adorable, abandonnés non pas à cause de leur comportement, mais à cause d’un changement de situation familiale ou de l’irresponsabilité de leurs propriétaires. Ces chats, dont certains ont vécu des situations de grande négligence ou maltraitance, méritent d’avoir une seconde chance !
Enfin, il faut savoir que les frais occasionnés par l’accueil d’un chat (identification obligatoire par puce électronique, vaccination, stérilisation, etc.) sont réduits lorsque vous adoptez dans un refuge ou une association, car ces structures bénéficient de tarifs préférentiels auprès des vétérinaires.





