En toute liberté avec Dominik Frachot

Votre autoportrait en trois mots ?

Carré, déterminé, rancunier.

Les meilleures moments de votre vie en trois dates ?
1966. Rencontre de Catherine qui allait devenir mon épouse
1970. Naissance de mon fils William
2000. Naissance de Inès, ma petite-fille.

Trois mots pour définir votre métier d'hôtelier restaurateur ?
Relations humaines (collaborateurs et clients), remise en question constante, et création.

Le métier dont vous rêviez enfant ?
Pompier. A l'âge de 6 ans, je les ai vus monter sur la Porte Guillaume retirer des tôles emportées par une tempête. Ils m'ont impressionné. Et, plus tard, la restauration : atavisme familial. Je suis la quatrième génération au même endroit.

En tant que restaurateur, le plus beau compliment qu'on puisse vous faire ?
"On reviendra" ou encore "on est venu quand vous n'étiez pas là et ça s'est très bien passé".

Votre définition du bon goût ?
C'est ce qui éblouit et qui ne choque pas.

Votre définition du mauvais goût ?
Passer à côté de bons moments.

Votre plat préféré ?
Le thon rouge nature, saignant à la plancha, avec une petite sauce sauja.

Votre vin préféré ?
J'en découvre trous les jours et j'ai du mal à choisir.

Pouriez-vous vivre sans votre moustache ?
Moi non. Mon épouse oui. La moustache est une affaire de famille . Il suffit de voir les photos de mon arrière-grand-père François, de mon grand-père Alfred, et de mon père, Henri. Le port de la moustache au restaurant a été obligatoire pour le personnel jusqu'au moment où les femmes ont intégré l'entreprise en 1984.
En 1969, je faisais trop gamin, et l'entreprise qui m'employait m'a suggéré de la porter pour me vieillir le visage. C'était un problème de crédibilité.

La moustache d'un homme célèbre qui vous fait rêver ?
Salvador Dali . Il m'a toujours fait rire. Et le rire c'est important.

Si vous aviez été contraint de faire un autre métier ?
Expert-comptable parce que je ne suis pas un littéraire. Je suis fâché avec l'orthographe. Par contre, les chiffres m'ont toujours parlé.

Un objet dont vous ne pourriez pas vous passer ?
Ma montre parce que j'ai toujours été obligé d'être à l'heure ?

Quelles sont vos bonnes adresses à Dijon ?
Le Chapeau Rouge, la pâtisserie Vanier et tous les lieux de gourmandise...

Donc pas très sportif ?
Dans la tête énormément. Dès que je peux, je roule sur mon vélo, je pratique le golf et si la pêche est considérée comme un sport, alors je suis un grand sportif

Et la lecture ?
Je n'aime pas les romans. Par contre, j'adore les livres qui racontent des histoires vécues comme "Entre chaise et mer" de Rémi Cochet et les BD historiques sur la navigation et la mer.

Premier geste du matin ?
Dire bonjour à ma femme.

Dernier geste de la journée ?
Dire bonsoir à ma femme.

L'endroit que vous préférez à Dijon... ?
Voir Dijon depuis la Tour de Bar.

Qu'est-ce que vous trouvez de bien dans Dijon l'Hebdo ?
Le contenu des articles qui vont au fond des choses. Et quand on a fini l'article, au moins, on a appris quelque chose.

Propos recueillis par Jean-Louis PIERRE

 

1947. Naissance à Dijon.
1964. Départ pour trois années à l'école hôtelière de Thonon-les-Bains
1968. Premier emploi à l'hôtel Ritz, place Vendôme (service comptabilité)
Service militaire à l'Etat major des Armées à Paris
1969. Intègre le groupe Jacques Borel International (d'abord gérant dans les Wimpy Saint-Lazare, Boétie place Clichy, puis directeur dans les restaurants des centres commerciaux Rosny 2, Aulnay, Lyon La Part Dieu, Vélizy 2 et Parly 2.
1969. Mariage à Paris
1977. Retour à l'Hôtel du Nord, à Dijon, dans l'affaire familial. Il prend la succession de son père. Il incarne la 4e génération de Frachot, place Darcy.
1994. Rachat de l'Escargotière et création des Salons et du restaurant La Véranda.
1977 à 2007. Administrateur au syndicat UMIH puis président des restaurateurs.
Depuis 2000. Administrateur et trésorier des Restaurateurs de France.
Depuis 2007. Co-fondateur, administrateur et trésorier de l'association française des Maîtres restaurateurs.